Déchets toxiques:Le président de l’UDL écrit au Président Gbagbo

 Monsieur le Président,

Monsieur le Président, Je ne suis pas d’accord

Excellence Monsieur le Président, je viens très respectueusement vous saisir de mon indignation, au travers de cette missive ouverte, à propos de l’affaire du Probo Koala.

 


Monsieur le Président, la Côte d’Ivoire, notre pays dont vous êtes le chef suprême n’en déplaise aux esprits chagrins, s’est réveillée un matin avec des odeurs nauséeuses, résultat du déversement de déchets toxiques par des mains obscures. Notre capitale économique, déjà souffrant le martyr à cause de la guerre et de l’incurie traditionnelle de ses dirigeants, n’avait vraiment pas besoin d’un demi-millier de tonnes de toxines à ciel ouvert. Cette action, hautement expressive de la gangrène qui mine nos institutions étatiques et nos populations  en raison de son caractère aujourd’hui normal, devrait faire l’objet d’un traitement absolument spécifique.

 

Monsieur le Président, je ne suis pas d’accord tant sur la forme que le fond de la manière dont ce dossier est traité. La rumeur publique fait cas de ce que ces déchets ont été déversés par des camions citernes commis à la tâche avec une escorte des forces de défense et ce, à la suite des autorisations reçues par les nouveaux marchands de la mort.  La rumeur publique nous rapporte encore que la compagnie Tommy responsable local de la chaîne de la honte, a eu un agrément du fait de l’autorité publique. Tommy, toujours selon la rumeur publique, serait liée à votre épouse. Sacrilège absurde de faire croire à la responsabilité d’une dame qui se bat pour sauver son peuple de l’ignoble domination raciste et colonialiste. Mais la rumeur publique persiste à dire que les directeurs des régies financières, notamment la douane et le Port Autonome d’Abidjan, sont responsables et que vous les protégeriez. Vous connaissant, combattant de la liberté et de la justice, je ne le crois pas. Je crie même au complot.

Monsieur le Président, vous conviendrez avec moi que le problème du scandale du Probo Koala, n’est plus seulement l’acte criminel qui a été posé pour des raisons vachement pécuniaires. Non et Non ! L’affaire du Probo Koala relève purement de l’atteinte à l’honorabilité et donc à la légitimité des institutions, donc de l’état. En fait, l’affaire, telle que rapportée par la rumeur publique, est une atteinte à l’autorité suprême que vous êtes. Monsieur le Président, comme vous le constatez, j’ai parlé jusqu’ici de rumeur publique, car je considère que ce que rapportent les journaux n’est pas vérité d’évangiles. Encore qu’aujourd’hui, des négationnistes d’un genre nouveau ont même la prétention de remettre en cause notre Sauveur Christ dans son existence terrestre !

 

C’est donc vous dire très Cher Aîné et honorable Chef suprême de la magistrature, que l’affaire du Probo Koala impose un traitement en haut lieu notamment au prochain conseil des ministres.  Il est certes vrai que des individus ont été mis aux arrêts par le procureur. Mais l’arrestation de personnes ne signifie en rien qu’elles sont coupables d’autant plus que des journalistes ayant mis votre épouse en cause ont été condamnés avant même que la vérité ne soit connue sur cette affaire relevant de la cupidité criminelle. C’est dire que la célérité avec laquelle le procureur a agi semble un peu suspecte sinon complètement hors de propos. Il se trouve même des individus qui font appel à la solidarité des Ivoiriens à travers des cotisations pour les victimes. Mais Monsieur le Président, comment peut-on avoir l’indécence de demander au peuple ivoirien de cotiser pour  subvenir à ses propres soins alors que les criminels auteurs de la tentative de son génocide qui continuent de le narguer ont empoché des milliards de Fcfa pour leur sale besogne ?

 

Aujourd’hui, Monsieur le Président, les autorités hollandaises veulent faire la lumière sur cette affaire. Les conséquences de cette affaire seront certainement plus difficiles dans le moyen et le long terme. Devra-t-on comprendre que les cotisations dérisoires actuelles seront institutionnalisées pour continuer les soins de ceux qui en auront besoin ?Monsieur le Président, cette affaire est grave. Des milliers d’Ivoiriens souffrent aujourd’hui. ET demain n’est pas certain pour eux. Il faut prévenir que ce genre de forfaitures ne se répète. C’est pour cela qu’il faut sévir et prendre des mesures exemplaires et dissuasives  pour le futur. A mon sens très cher aîné, le garant des institutions républicaines que vous incarnez doit peser de tout son poids afin que la saisie des biens frauduleusement acquis par ces sbires du genre nouveau, notamment les milliards de la mort soient mis  à la disposition des victimes actuelles et futures.

 

Vu toutes les implications de ce que nous avons avancé, Monsieur le Président, nous souhaitons que vous fassiez diligence à notre demande d’une commission d’enquête  internationale associant des élus , magistrats et personnalités  nationales avec des organisations comme Green Peace et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme pour que la lumière soit faite sur cette affaire criminelle. Je voudrais, Monsieur le Président, vous prier de consacrer le premier conseil des ministres à ce sujet d’une importance extrême. Je vous suggère, avec déférence, de penser à mettre en place un observatoire national de veille sanitaire dont le financement sera assuré par la réquisition des fonds versés aux malfaiteurs ivoiriens, par l’état de Côte d’Ivoire qui a commis une faute grave et les compagnies ivoiriennes et européennes incriminées. Le premier test de cet observatoire sera de suivre d’une part les enfants et les femmes enceintes dans les jours et les années à venir et avec eux, toutes les personnes qui ont été directement affectées par les déchets du Probo Koala pour permettre aux Ivoiriens de suivre les conséquences post-crise de cette pollution.  

 

En tout état de cause, si le gouvernement de notre pays que vous présidez se refuse de faire la lumière sur cette affaire et préfère jeter les lampistes en prison en lieu et place des vrais commanditaires et bénéficiaires, on aura compris. Pis, si vous refusez de mettre en place des structures viables pour le suivi des populations, on en déduira nos propres conclusions et alors les rumeurs seront  stricte vérité. Excellence Monsieur le Président, avec la crise du Probo Koala qui met une fois de plus à mal la sécurité et la santé des Ivoiriens, j’ai le triste sentiment que nos autorités n’ont pas tiré les leçons  de la crise que nous vivons depuis le 19 septembre 2002.

 

Tout en vous priant, Monsieur le Président, de bien vouloir excuser mon impertinence involontaire mais nécessaire vu l’importance  de cette scandaleuse affaire du Probo Koala qui met une fois de plus à mal l’image de notre chère Côte d’Ivoire, veuillez recevoir mon profond respect.

 

Dr Martial Joseph AHIPEAUD

Président de l’UDL (Union pour le Développement et les Libertés) 

La francophonie et ma vision

logoQuels devraient être, selon vous, les grands principes à mettre en œuvre dans le cadre du rôle que l’Organisation internationale de la Francophonie vous semble devoir jouer en matière de dialogue interculturel et de coopération pour le développement?

 

Le monde a changé depuis la chute du mur de Berlin. La dynamique conflictuelle entre blocs antagonistes a fini par la victoire du camp occidental sur le front stalinien

Cette nouvelle donne de la politique internationale a eu pour conséquence principale la montée en puissance des nationalismes exacerbés et l’émergence d’une dialectique d’identification culturelle qui se fonde soit sur les ethnies, soit sur la religion. Car dans le même temps, l’économie mondiale est complètement bouleversée par les progrès dans les nouvelles sciences de la communication. Les délocalisations massives et la perte des certitudes locales elles aussi renforcent les sentiments divers de perte de cohésion. Dans cette nouvelle phase des relations internationales, la solidarité et la flexibilité devraient être les fondations de la politique internationale des états francophones.La solidarité devrait pouvoir se mesurer par non pas seulement la capacité des états à prendre des positions communes sur les grandes questions ou les dossiers brûlants de l’heure. Mais la solidarité devrait pouvoir se voir au travers d’un effort commun à promouvoir les changements structurels et stratégiques tant au plan de la politique que de l’économie. L’histoire de ces dernières quatre décennies a démontré que les groupes d’états peuvent fonder une dynamique de gagnant comme ce fut le cas dans l’espace de l’Asie du Sud-Est avec le japon comme force motrice. Tout comme le grand maître Edgar Morin le démontre dans son ouvrage encyclopédique « La Méthode », la solidarité devient ici une vision dynamique qui permet aux contraires de se compléter et non de s’écarteler, de progresser vers un niveau supérieur et non de se tirer vers le bas. Contrairement à ceux qui pensent que le colonialisme ou encore l’impérialisme français serait la cause du retard des nations africaines, nous avons développé depuis 1990 les vues que la force et la faiblesse de nos nations sont avant tout internes. C’est en nous focalisant sur nos faiblesses et en les redressant dans le sens de la positivité que nous seront à même de pouvoir faire face aux défis nouveaux de ce monde plus que jamais précaire. Loin d’être une contrainte pour la France, l’émergence et l’affirmation économique des états francophones sera la donne principale de la survie de la langue française. Mieux, cette nouvelle dynamique donnera plus de force à la Francophonie comme vision et comme réalisation. Le cas contraire n’est pas forcement faux. Cependant, la situation actuelle de nos états ne nous laisse pas d’autres options que de penser que nous sommes encore dans une phase descendante plutôt que le contraire.Au total, le monde change et les jeunes sont les vecteurs de ce changement. En ma qualité d’un des leaders de cette nouvelle jeunesse africaine, je pense que mon arrivée au sein de la haute sphère francophone devrait donner un sang nouveau et permettre aux anciens de mieux comprendre les attentes nouvelles pour pouvoir mettre en place des réponses appropriées. Ici plus qu’ailleurs, les contraires seront source de dynamisme et de progrès et non pas de chaos comme certains veulent le croire. Je crois fondamentalement que seul le travail paie. En nous mettant à faire ce que nous devons, nous serons à notre place, c’est-à-dire, parmi les nations fortes du 21ème siècle. Il y va de la survie de la langue mais aussi et surtout de l’existence de ces peuples qui croient en une vision commune. Le modèle anglo-saxon reste une menace qui risque d’effacer les autres modèles. Mais dans un monde qui ne compte que sur les nerfs du pouvoir économique, rester dans la queue est certainement le gage d’une disparition quasi-certaine. Je crois que la Francophonie doit devenir cet espace de progrès qui fait plus envie que pitié. Et c’est à cette tache que je suis persuadé je me suis  préparé depuis longtemps. 

 

Salutations militantes 

AMJ

 

sarkosy un espoir pour la f... |
Sylvie Trautmann |
optiqueslibérales |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vu de Corbeil-Essonnes
| ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU...
| DEBOUT SAINT ETIENNE